livre n°61: La Part de l'autre "8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde..."

livre n°61: La Part de l'autre "8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde..."
Waouh. Je crois bien qu'Eric-Emmanuel Schmitt mérite un tonnerre d'applaudissements pour le courage dont il a fait preuve en défiant l'ombre, c'est-à-dire la Part de l'autre qui réside en chacun de nous sans qu'on le réalise forcément. La couverture du livre est provocante, choquante. Le genre de bouquin qu'on a envie de cacher, d'éradiquer de notre étagère. La lecture est épuisante, non le style d'écriture, mais ce que les mots racontent. J'ai été étonnée de voir le jour pénétré dans ma chambre quand j'ai lu la dernière page.
Hitler est un sujet tabou, l'auteur l'a bien compris et il a su sauter par-dessus les obstacles qui s'opposaient à lui. Comment parler d'un criminel de guerre ? Comment expliquer que Hitler était fondamentalement un homme comme toi et moi ? Eric-Emmanuel le dit lui-même par sous-entendu ou clairement dans ce livre que par ce tabou, on essaie de passer au dessus de lui, alors qu'il faudrait comprendre pour que le phénomène ne se répète pas. Pour une fois, Hitler est montré différemment, c'est à la fois le dictateur et l'homme. Et il n'en ressort pas innocenter.
Le bouquin est écrit de manière maline en racontant de manière parallèle les faits réels et l'imaginaire qui aurait pu se passer si Hitler n'avait pas été recalé de l'Ecole des beaux-arts.



Citation:
"Noircir l'autre pour se blanchir: la pensée même d'Hitler. Et la pensée des gens qui parlent d'Hitler."

# Posted on Monday, 12 October 2009 at 9:43 AM

Edited on Monday, 12 October 2009 at 10:02 AM